juillet 25, 2021

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4 dirigeants d’entreprises françaises mis en examen


Des juges d’instruction du pôle “crimes contre l’humanité” du tribunal judiciaire de Paris ont mis en examen mercredi et jeudi derniers les dirigeants des sociétés françaises Amesys et Nexa Technologies, notamment pour “complicité d’actes de torture” en Libye et en Egypte.

Les investigations sur la vente de matériel de cybersurveillance par les sociétés françaises Amesys et Nexa Technologies aux régimes autoritaires et ont connu une surprenante accélération la semaine dernière avec la mise en examen de quatre de leurs dirigeants, notamment pour “complicité d’actes de torture”.

Coup sur coup, et alors que les enquêtes semblaient en sommeil, des juges d’instruction du pôle “crimes contre l’humanité” du tribunal judiciaire de Paris ont mis en examen mercredi et jeudi derniers Philippe Vannier, président d’Amesys jusqu’en 2010, pour “complicité d’actes de tortures” , et Olivier Bohbot, président de Nexa, Renaud Roques, son directeur général et Stéphane Salies, ancien président, pour “complicité d’actes de torture et de disparitions forcées” dans le volet égyptien.

Ces poursuites ont été annoncées mardi par un communiqué de la Fédération internationale des droits de l’homme et confirmées de source judiciaire. Elles interviennent dans deux informations judiciaires distinctes ouvertes à la suite de deux plaintes déposées par la FIDH et la Ligue des droits de l’homme (LDH).

La première instruction, ouverte après un classement sans suite de la plainte initiale, vise la vente entre 2007 et 2011 au régime de d’un programme de cybersurveillance baptisé Eagle, développé par Amesys. Dans ce dossier, les parties civiles accusent la société d’ingénierie d’avoir fourni en toute connaissance de cause ce matériel à l’Etat libyen qui l’a utilisé pour repérer des opposants, ensuite emprisonnés et torturés.

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L’affaire avait éclaté en 2011, en plein printemps arabe, quand des journalistes du Wall Street Journal avaient découvert qu’Amesys, rachetée par Bull en janvier 2010, avait équipé le centre de surveillance d’internet de Tripoli avec un système d’analyse du trafic internet (DPI), permettant de contrôler les messages qui s’échangent.

Amesys avait alors avait reconnu avoir fourni au régime de Kadhafi du “matériel d’analyse” portant sur des “connexions[…]

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