juillet 25, 2021

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Les salaires des PDG américains ne connaissent (vraiment) pas la crise


En 2020, la rémunération des dirigeants du S&P 500 a augmenté, à 13 millions de dollars en moyenne. Un mouvement de fond à peine contrarié par les votes négatifs des actionnaires.

Si l’année 2020 a été terrible pour le tourisme et l’aéronautique, cela n’apparaît pas en regardant la rémunération des patrons du secteur. Larry Culp, le boss de General Electric, dont le business des réacteurs a été en chute libre quand les compagnies aériennes ont piqué du nez, a gagné 73 millions de dollars, trois fois plus qu’en 2019. Christopher Nassetta, le PDG de la chaîne d’hôtels Hilton, s’est vu augmenter de 161 %, pour une rémunération globale de 56 millions. Norwegian Cruise Line, qui a connu la pire année de son histoire, a doublé la feuille de paye de son CEO, Frank Del Rio, à 36 millions. Ces trois-là faisaient pourtant partie des dirigeants qui avaient réduit leurs salaires durant la pandémie. En fait, ils ont reçu largement plus que ce qu’ils ont abandonné.

De nombreux conseils d’administration ont en effet fait preuve d’astuce et réajusté les objectifs des bonus au travers de la pandémie, ou ont opté pour de nouveaux plans de stock-options au fur et à mesure que les anciens prenaient l’eau. Le résultat est une inexorable hausse des rémunérations des PDG aux Etats-Unis, l’année même où le commun des mortels a connu des pertes d’emploi, du chômage partiel et des aides massives du gouvernement. Selon l’institut MyLogIQ, qui a centralisé la rémunération des dirigeants de 450 des sociétés du S&P 500, celle-ci se montait à 13 millions de dollars et connaissait une hausse pour la cinquième année consécutive. Christopher Nassetta et Frank Del Rio font même partie des 24 patrons qui ont été augmentés alors que les entreprises qu’ils dirigeaient avaient perdu de l’argent.

Certains conseils d’administration ont rusé en réajustant les objectifs des bonus durant la pandémie.

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Les investisseurs ont réagi avec le « say on pay », le vote sur les rémunérations en AG, qui a censuré les décisions prises dans des entreprises comme GE, AT&T et IBM. Mais cela ne veut pas dire grand-chose. Si les votes négatifs ont touché trois fois plus d’entreprises en 2020 qu’en 2019,[…]

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