juillet 25, 2021

Le Victoria Droit

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L’Opep à la manœuvre sur le pétrole


Le baril pourrait renouer avec les 100 dollars. Mais les pays producteurs n’ont pas forcément intérêt à menacer la reprise économique.

Jusqu’où monteront les prix du pétrole ? Le brent, qui au début de la pandémie avait chuté sous les 20 dollars le baril, a dépassé le 23 juin, pour la première fois depuis deux ans, les 75 dollars. Un niveau qui n’avait pas été atteint depuis octobre 2018, dû à la reprise économique qui s’avère plus vigoureuse que prévu. « Les stocks de brut sont désormais en dessous du niveau d’il y a dix-huit mois, quand la crise sanitaire n’avait pas commencé », indique Ahmed Ben Salem, analyste à Oddo BHF. Les pays producteurs de l’Opep et la Russie, qui se réunissent le juillet, vont devoir trancher. Soit ils ouvrent davantage les vannes pour limiter la hausse des cours et préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Le marché est en plein flou. « Le baril pourrait renouer avec les 100 dollars… mais aussi retomber plus bas », a estimé le 23 juin le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné.

Avec le redémarrage de l\'économie, le pétrole file vers les 100 dollars, d\'autant que les majors ont réduit leurs investissements de 30 à 40 %.

Avec le redémarrage de l’économie, le pétrole file vers les 100 dollars, d’autant que les majors ont réduit leurs investissements de 30 à 40 %.

Ces derniers mois, l’Opep +, entité qui réunit les membres du cartel et dix autres pays, dont la Russie, ont plutôt bien géré le coup. En avril 2020, ils acceptaient de baisser de 9,7 millions barils leur production quotidienne. Les cours sont alors repartis à la hausse. Depuis, avec les bonnes nouvelles concernant les campagnes de vaccination massives, l’Opep + a revu sa position en injectant sur le marché des barils supplémentaires, 2 millions par jour pour la période de mai à juillet.

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Equilibre à 65 dollars

« Il est probable que les pays producteurs rajoutent un peu plus de pétrole à partir du mois d’août, estime Francis Perrin, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques.

Leur intérêt est d’avoir des clients en bonne santé. Un prix du brut trop élevé, autour de 100 dollars, comme ce fut le cas entre 2011 et 2014, risquerait de mettre à mal la reprise. » Pour les experts, le « bon cours » du pétrole tourne autour de 65 dollars. Un montant qui permet aux pays de l’Opep de boucler leur budget et qui n’incite pas trop les parties prenantes à accélérer v[…]

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