juillet 25, 2021

Le Victoria Droit

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Oxfam a-t-il raison de dénoncer l’enrichissement de la grande distribution?


D’après un rapport publié ce mardi 22 juin par l’ONG, la pandémie a creusé les inégalités dans les chaînes d’approvisionnement mondiales des supermarchés en enrichissant les grandes fortunes de la planète au détriment des travailleuses. De là à dire que la grande distribution s’est enrichie, il y a un pas.

C’est une petite musique qui revient sans cesse depuis le premier confinement: la grande distribution s’en serait “mis plein les poches” avec la pandémie. Et c’est Oxfam qui vient de remettre une pièce dans le jukebox. Ce mardi 22 juin, l’ONG publie un rapport qui “montre comment la pandémie a enrichi la grande distribution et fragilisé les travailleuses”. “Pour la main-d’oeuvre mondiale, la COVID-19 représente une perte de revenus de 3.700 milliards de dollars”, estime le rapport. “Les travail-leuses et les jeunes actifs-ves sont les plus durement touché·e·s, car ils et elles occupent souvent les emplois les plus précaires et les moins bien rémunérés.” Au même moment, les supermarchés cotés en Bourse étudiés par Oxfam ont distribué 98% de leurs bénéfices nets à leurs actionnaires sous la forme de dividendes et de rachats d’actions, selon l’ONG.

Une prime insuffisante

Le rapport a le mérite de soulever un sujet de fond, trop peu médiatisé: les inégalités et la précarité à laquelle sont confrontées les armées d’hôtes de caisse, surtout des femmes, et plus généralement, le gros des salariés de la grande distribution. Ce secteur est l’un des plus gros pourvoyeurs d’emplois peu qualifiés. Aucune donnée ne permet de mesurer aujourd’hui le nombre de ceux qui ont été atteints du Covid. Mais il ne fait aucun doute qu’en pleine crise sanitaire, ces salariés ont dû redoubler d’effort pour nourrir les populations des pays touchés par le virus, alors que les restaurants, les cantines scolaires et d’entreprises, et parfois même les marchés, étaient fermés, le tout dans un climat anxiogène. Conscients de l’effort colossal que leurs troupes ont fourni, plusieurs dirigeants du secteur ont . Auchan a initié le mouvement, suivi de Carrefour.

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Mais c’est trop peu, pour Oxfam. “Les primes COVID versées aux salariés de Carrefour ne représentaient que l’équivalent de 2% des salaires du groupe”, pointe l’ONG qui rappelle qu’Alexandre Bompard gagne 430 fois plus que le salaire moyen de son […]

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