août 1, 2021

Le Victoria Droit

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Razzia en règle sur les technologies


Aéronautique, nucléaire, télécoms… La Chine est devenue un colosse en copiant habilement, et sans scrupules, les innovations occidentales. Mais des failles persistent.

Il suffisait de lire : en mars 1986, le plan 863 énonçait l’intention chinoise de rattraper et même doubler l’Occident dans toutes les technologies avancées.

« Convaincus de leur supériorité technologique, les Occidentaux ont pourtant considéré pendant des décennies que les Chinois ne se-raient jamais des concurrents sérieux », soupire Marie-Pierre Van Hoecke, ex-responsable du pôle innovation à la Délégation interministérielle à l’intelligence économique. Terrible aveuglement. Trente-cinq ans plus tard, les équipementiers de télécoms chinois ont conquis la planète. Le réseau TGV national, le plus long du monde, parcourt plus de 35 000 kilomètres ; la Chine fait voler ses propres avions de ligne sur son territoire ; elle a été la première à mettre en service des la première aussi à lancer un satellite de communication reposant sur la technologie quantique.

Ce bond prodigieux s’est fait grâce à une mobilisation de tout l’appareil d’Etat, appuyé par le système bancaire chinois. Mais aussi grâce au concours zélé des Occidentaux : en délocalisant leur production pour réduire leurs coûts, leurs industriels ont permis aux techniciens et aux ingénieurs chinois de se mettre à niveau, notamment à travers des transferts de technologies. « Fascinés par le mirage du milliard et demi de consommateurs, les Occidentaux ont accepté toutes les coopérations », analyse Marie-Pierre Van Hoecke. Un pacte faustien dans le cas du TGV français. Alstom, qui devait produire 500 locomotives en Chine, a reçu commande pour cinq machines mais assuré une formation cinq étoiles aux ingénieurs chinois. Un attaché ferroviaire fut même employé en vain pendant des années à l’ambassade de France à Pékin.

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Bond en R&D

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